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journal de bord d'un conseiller pénitentiaire d'insertion et probation

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Re: journal de bord d'un conseiller pénitentiaire d'insertion et probation

Message par sebhulot le Mer 25 Mai 2016 - 22:16

oulaaaa parler de ce que je fais sur le terrain prendrai beaucoup de temps, mais pourquoi pas.... je vais tenter de faire des messages explicatifs petit à petit

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Re: journal de bord d'un conseiller pénitentiaire d'insertion et probation

Message par s.fournier le Mer 25 Mai 2016 - 23:05

sebhulot a écrit:oulaaaa parler de ce que je fais sur le terrain prendrai beaucoup de temps, mais pourquoi pas.... je vais tenter de faire des messages explicatifs petit à petit

Super !!!
Je pense que ça va me permettre de mieux comprendre ton métier
Very Happy

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Re: journal de bord d'un conseiller pénitentiaire d'insertion et probation

Message par Pivoine le Dim 12 Juin 2016 - 17:48

Bonjour, je me renseigne actuellement sur le métier de cpip dans le cadre d'une reconversion. Malgré mes recherches, je ne parviens pas à comprendre si l'exercice en milieu ouvert ou fermé résulte du choix des candidats à l'issue de la formation, et si le passage dans l'un et l'autre est une obligation (ou au contraire si l'on peut faire toute une carrière en milieu ouvert) ? Votre métier m'intéresse mais je ne suis pas certaine de pouvoir l'exercer en milieu fermé sur une longue durée.
Merci d'avance si vous avez quelques réponses... Cordialement

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Re: journal de bord d'un conseiller pénitentiaire d'insertion et probation

Message par sebhulot le Lun 13 Juin 2016 - 23:55

En fait la fonction de CPIP se fait en deux grands phases.

La première, suite à la formation à l'ENAP, après une année de formation et des examens, ce qui permet d'avoir un classement et donc de faire votre choix de premier poste d'affectation.

Ce poste dépends avant tout des besoins à l'échelle nationale. Vous pouvez donc vous retrouver dans n'importe quelle antenne et donc en milieu ouvert, comme en milieu fermé.... cela dépends de l'antenne justement.

Après deux années, vous pouvez prétendre aux joyeux avantages de la demande de mutation. Donc la vous choisissez l'antenne et la région (ou les...) qui vous intéresse le plus et vous prendrez en compte le type de service.

Donc pour résumer, vous pouvez faire du milieu ouvert ou fermé à n'importe quel moment et durant n'importe quelle durée. Le changement dépends de vous, de votre adéquation avec l'équipe et le fonctionnement et des possibilités de mutation.

Mais sachez qu'il me semble dommage de vous limiter alors que vous ne connaissez pas encore bien la profession. Le MF a aussi ses avantages, croyez moi. Mais c'est aussi sur, que TRES peu de personnes font une carrière complète en MF.....

Enfin et surtout, merci de faire une bref présentation ici : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

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Re: journal de bord d'un conseiller pénitentiaire d'insertion et probation

Message par Evy le Mer 20 Juil 2016 - 22:23

Bonjour, je suis très intéressée par le métier de conseiller en insertion et probation mais j'aurai aimé savoir si pour une femme c'est difficile le contact avec les prisonniers, (est-ce qu'ils sont souvent désagréables avec les femmes? Sont-ils souvent dans un rapport de séduction?
Mon problème c'est que je manque de confiance en moi et je me demande si je serais en capacité de pouvoir exercer ce métier.
J'ai déjà eu l'occasion d'effectuer un stage dans un TGI, et quelques semaines plutard, je suis tombée par hazard sur un ancien détenu (j'avais assisté à son audience) et il m'a reconnue et m'a abordée dans la rue. Il a été dans un rapport de séduction et j'ai mis tout de suite les barrières en lui disant que j'étais déjà prise et il a commencé à hausser la voix et à être agressif.
Cette situation m'a mise mal à l'aise et me fait me poser beaucoup de questions par rapport à mon avenir professionnel.
Et je ne suis plus vraiment sûr de vouloir travailler avec les détenus.

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Re: journal de bord d'un conseiller pénitentiaire d'insertion et probation

Message par sebhulot le Mar 2 Aoû 2016 - 21:51

doublon et c'est dommage.

Mais c'est pas grave, réponse donnée sur l'autre message...

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Informations Post Bac dans le cadre de votre métier

Message par Raphaele le Mar 25 Oct 2016 - 17:25

Bonjour,

J'ai lu avec beaucoup d'intérêt votre "journal de bord", je vous remercie d'avoir partagé ces moments, j'espère que vous êtes toujours dans le coin afin de m'apporter vos suggestions.
Sauf erreur de ma part, personne n'a demandé quelles études précédents ce choix de carrières sont conseillées.
J'ai 31 ans, 3 enfants, et n'ayant pas validé mon Bac Pro en 2004, je suis inscrite cette année en DAEU qui est en fait l'équivalent d'un bac reconnu par l'état pour accéder aux études supérieures, petit début de chemin d'un pari fou...
Tout ça pour dire que le métier que vous exercez m'attire réellement, et qu'il me faudra choisir deux années d'études supplémentaires pour accéder au concours. J'ai lu énormément d'écrits qui indiquent que certains arrivent au concours avec des Master en droit (d'ailleurs les Synthèses de l'examen demandent pas mal de notions en droit même appuyées par des textes de ce que j'ai vu des sujets précédents !?).
Ma question est donc la suivante : Quel diplôme (domaine d'études) me sera le plus utile après le bac pour accéder facilement au métier de CPIP ? Selon votre humble avis, ou connaissance des différents cursus scolaires de vos collègues ?

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Re: journal de bord d'un conseiller pénitentiaire d'insertion et probation

Message par sebhulot le Mer 26 Oct 2016 - 10:31

bonjour et oui, je suis toujours dans le coin, étant modérateur du forum pour mon très cher ami Michel qui a créé ce ho combien superbe lieu d'échange..... (un peu de faillotage n'a jamais fait de mal^^).

Cette question, vous y avez "malheureusement" déjà répondu.... En effet, sans un bac+5 en droit, l'accès à la formation risque d'être compliquée.... Après, j'ai un ami de promo qui n'avait que bac +3 en math, donc accès au concours, mais après une partie de préparation autodidacte en droit (et un peu de génie, car c'était une personne supérieurement intelligente, il faut l'avouer....) il a eu le concours et à même fini dans les  premiers de ma promotion (un surdoué j'vous dis!!!)....

Personnellement, j'ai profité de mon ancien statut de militaire pour intégrer dans le cadre des emplois réservés... donc mon recrutement n'est pas à prendre comme model...

Mais, oui, c'est vrai, malheureusement, bac+5 en droit est la moyenne du niveau des participants au concours et comme son nom l'indique, c'est un concours et seuls les meilleurs sont pris....... donc.....

Après, avez vous réfléchis plutôt à la possibilité de faire un diplôme social du type assistante de service sociale, pour ensuite vous diriger vers un poste proche des détenus et de l'administration pénitentiaire... c'est peut être une autre façon de faire, car le concours interne est peut être plus accessible....... Mais ce sera plus long.... Mais sachez que j'ai mis les pied dans ce métier superbe et passionnant à 39 ans, donc tous les rêves sont permis en 2016^^

En tout cas je vous souhaite bon courage et quelle que soit la route que vous choisissez, je reste à votre disposition si vous avez besoin...

Mais n'oubliez jamais que les études ne valent pas la force de l'expérience, donc si vous atteignez le niveau pour présenter votre candidature et faite du droit en autodidacte, alors toutes les portes vous sont ouvertes et les miracles ne surviennent que si l'on force un peu le destin..... Bien sur que je vous encourage à tenter le concours, au pire, cela vous coûte le prix de l'écrit, mais bon, si vous pouvez vous le permettre, alors faite votre daeu, quelques années dans le supérieur et foncez!!!!!!!

Comme le dit le dicton : "Tenter c'est prendre le risque d'échouer, mais ne pas tenter c'est ne même pas prendre le risque de réussir."...

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Re: journal de bord d'un conseiller pénitentiaire d'insertion et probation

Message par Louve le Sam 21 Oct 2017 - 17:42

Bonjour,

Très fortement intéressée par le métier de CPIP, j'aurai quelques questions à poser. Celles-ci concernent l'organisation de ses études, bien plus que leur contenu.
Je vais me permettre d'exposer à minima ma situation. Voilà, je suis maman célibataire, ce qui clairement ne m'a jamais empêcher d'aller là ou mes ambitions m'emmener. J'ai repris mon bac en candidat libre après la naissance de ma fille et ai validé un Master 1 de psychologie, le tout avec mention bien. J'en viens donc au but, Agen quand on habite à plus de 500 km c'est pas un choix à la légère avec une petite de 9 ans. Je suis du genre coriace mais je reste dans la realité. Concrètement, et là les diverses données recueillies sont contradictoires, est-il possible d'avoir un logement hors du campus ? L'affectation lors de la seconde année en stage est-elle la même pour les 3 stages de cette seconde année ? Lors de la première année les stages ont lieu sur l'ensemble du territoire, donc est-il concrètement possible de se retrouver pour l'un à Marseille, pour l'autre en Picardie, etc ? En somme est-il possible d'être étudiant CPIP et d'élever un enfant seul ou les contraintes matériels liéesont entre autre aux diverses affectations rendre les choses clairement impossibles ?

Cordialement,

Louve
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Re: journal de bord d'un conseiller pénitentiaire d'insertion et probation

Message par sebhulot le Sam 21 Oct 2017 - 18:00

alors, c'est une question bien compliqué... Non pas en raison d'une réflexion sur la réponse, mais en raison de la réalité du terrain...

Ainsi, je ne vais pas tourner autour du pot : Avez vous de la famille qui pourrait vous aider par la garde de l'enfant sur une période allant d'une à 2 année, mais pas en permanence?

Car en effet, même si votre situation de maman célibataire sera prise en compte dans le choix des stages, il n'est pas absolument acquis que tous vos stages seront proches et surtout que vous aurez un territoire vous permettant de continuer à vivre facilement votre statut de mère célibataire.

Mais avant de répondre encore plus en détail, je me permet de vous rappeler qu'il s'agit d'un concours de la fonction publique, ouvert aux titulaires de Bac +2 (et pas moins), mais de part le statut de concours ed la fonction publique, il ne se présente quasiment personne qui a moins qu'un bac+5 en droit... La plupart font ce concours en même temps que celui de magistrat... ce n'est absolument pas pour vous démoraliser, mais pour vous permettre d'avoir toutes les données en tête et de bien vous y préparer...

Ensuite, la scolarité a changer cette année en un seul cycle de deux ans, et non plus en deux cycles distincts d'un an chacun, ce qui fait qu'il ne m'est pas encore possible de bien répondre, car je n'ai pas trouvé le temps d'étudier à fond le nouveau cursus de scolarité...

En conclusion, je pense qu'il serait plus qu'intéressant et souhaitable que vous preniez contact avec l'ENAP d'agen pour avoir des informations vérifiables et vérifiées...

En tout cas, bon courage dans votre démarche... Car c'est possible, tout est possible, mais ce sera plus compliqué que pour d'autres...

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Re: journal de bord d'un conseiller pénitentiaire d'insertion et probation

Message par sebhulot le Mar 5 Déc 2017 - 22:06

bien, cela fait maintenant quelques années que je fais ce métier, j'ai été titularisé et cela me met en sécurité vis à vis de l'emploi et j'avoue que ça libère beaucoup.

Avec un certain recul, je vais juste me permettre de vous présenter ce que j'estime comme être les points forts et points à améliorer dans mon métier...
Bien sur je vais tenter d'être objectif, mais vu que je ne fais les choses qu'avec passion, forcément, ..., ça risque d'être une barbie qui fait un baiser à mon petit poney dans la maison de candy...lol

Alors débutons par le positif.

Le premier, et à mon sens le plus important, point positif, c'est que ce métier me permets de mettre en parallèle mon passé de 8 années d'officier dans l'armée de terre et ma reconversion d'éducateur spécialisé.
Ainsi, j'ai la possibilité de faire usage d'une grande rigueur et discipline dans mon action au quotidien, tout en ayant régulièrement, un  travail de soutien et d'accompagnement social et éducatif auprès du public. Cela dans un but de prévention de la récidive, certes, mais aussi, pour combler les lacunes éducatives parentales qu'ils ont en grande majorité.

Le deuxième, et non des moindres, c'est qu'il n'y a pas d'harmonisation des pratiques. Alors bien sur certains diront que c'est une tare, et je ne suis pas forcément en désaccord avec cela. Mais en même temps, cela met la profession dans une espèce de flou artistique permettant à chacun de pratiquer comme il le souhaite. Il y a donc autant de pratiques que de conseillers. Et j'avoue que parfois, ça a du bon. Surtout, cela m'a permis d'adapter ma pratique à mes compétences et savoirs-faire et donc de viser efficience plus rapidement, tout en respectant la lettre et l'esprit de ma profession.

Le troisième est l'intérêt du travail en partenariat. En effet, beaucoup nous veulent experts en criminologie. Mais je ne suis pas forcément d'accord, car, pour moi, la criminologie, c'est un ensemble de sciences et d'éléments, qui permet d'appréhender des comportements jugés comme déviants pour et par la société.
J'ai donc régulièrement des contacts avec les employeurs, le pôle emploi, la mission locale, les experts en addictologie, le fond de garantie, le trésor public, les avocats, les magistrats, les collègues et aussi, et surtout, les stagiaires.
J'avoue que la présence des stagiaires est pour moi une source inépuisable de perfectionnement et de remise en question. Et ça, j'aime bien^^

Bien sur, il y a des points nég... hum... à améliorer...

Le premier, et la encore, non des moindres, c'est que nous sommes en contact permanent avec des personnes dont les notions de respect, de société, de lois, et de rapport à l'autre sont parfois très personnelles... Je me permettrai de dire, sans volonté de critique facile, mais uniquement en terme de vision très élargie donnée par les personnes auxquelles j'ai pu et du expliquer mon métier... je travaille avec "la lie de la société"... Hum.... mouais...
Il est vrai que j'ai quelques pauvres jeunes, abrutis voleurs, stupeux, agressifs (souvent avec les gens en uniformes, même si celui de vigile dans un cimetière..), plus souvent perdus que gangsters purs et dur... Mais j'ai aussi des escrocs, des trafiquants, des meurtriers, des assassins et des pédophiles (incestueux ou non)... et bien d'autres...
Alors oui, ce contact permanent doit s'accompagner d'une prise de recul importante et salvatrice... sinon la schizophrénie nous guette, voire pire...

Le deuxième, c'est justement ce manque d'harmonisation... car en effet, si moi, je peux faire ce que je veux, les autres aussi... Alors comment faire quand y'a échange de dossier ou que, de permanence, on te demande de faire un rapport sur un dossier d'un collègue absent...là, faut tout éplucher, décrypter, relire, mettre en lien, résumer et comprendre et parfois c'est pas gagné... Mais surtout, il faut faire avec les différences professionnelles, mais aussi humaines de chacun... c'est le travail d'équipe avec ses joies et ses peines.

Le troisième, c'est une administration très distante de ses agents. En effet, dans ce domaine qu'est la justice, la politique est omniprésente, c'est normal. Mais cela change un peu la donne dans les domaines de la gestion des besoins et des nécessités... Que ce soit pour les agents ou pour le public. Du coup, les conseillers (CPIP en abrégés) se sentent souvent perdus et oubliés par leur administration, voire parfois maltraités. Certaines fois, c'est vrai, mais certaines fois, les objectifs sous-jacents, voire cachés et secrets des décisions nous échappent... De toute façon, la justice et le traitement des délinquants existait déjà à l'époque du moyen age et probablement même avant et était d'hors et déjà très compliqué et décrié. Mais elle n'a jamais été définitivement posée... c'est trop compliqué et l'évolution de la société, des moyens, des délits, des besoins et de la politique intérieure, comme internationale, fait évoluer le fond même de la profession. Alors, il devient nécessaire de s'adapter régulièrement. Ca maintien en forme intellectuelle, mais parfois c'est aussi épuisant...

"Mais c'est ce qui forme la jeunesse!!!" comme dirait l'autre.

Alors voila en quelques lignes, posées ce soir sur la toile une vision rapide et absolument pas exhaustive de ma passion... mon métier!

J'écris cela, déjà par envie, mais aussi et surtout, car le silence sur ce forum devient trop pesant.. alors crévindiou!!!! dites donc kekchoz!!

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Re: journal de bord d'un conseiller pénitentiaire d'insertion et probation

Message par Delphine le Mar 6 Mar 2018 - 20:24

Bonsoir
Je suis en train de réaliser un bilan de compétence et le poste de CPIP m’a tapé dans l’oeil. Je souhaiterais revenir sur la période de formation. Vous mentionnez que différents stages sont effectués la première année qui peuvent être réalisés si je comprends bien sur l’ensemble du territoire. Qui est à l’origine de ces affectation ? L’affectation dépend des notes obtenues ? Lors des stages, le logement est inclus ?
Ce qui est intéressant dans votre précédent message, c’est que bien que votre métier vous anime vous savez rester objectif.
Une question sur votre métier, vous êtes sous l’autorité de qui ? Avez vous des objectifs à réaliser ? Êtes vous évaluer sur votre travail ? Si oui par qui et tous les combien ? Vous travaillez seul ou en équipe ?
En espérant une réponse,
Bonne soirée

Delphine
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Re: journal de bord d'un conseiller pénitentiaire d'insertion et probation

Message par sebhulot le Mar 6 Mar 2018 - 21:13

Bonsoir,

Donc je vais répondre à vos question, avec franchise et transparence :
- Depuis 2017, la formation à changé et se fait sur deux années en alternance. Ainsi, les stages sont décidés par l'école (ENAP), en fonctions de critères qui me sont inconnus et le logement n'est pas pris en compte. Vous devrez faire des choix et des sacrifices. J'ai connus certains de mes collègues de promotion qui, malgré leur statut de parent et propriétaire, se sont vu mettre en stage à l'autre bout de la france... c'est pas toujours facile à gérer.

- Notre métier fait partie du ministère de la justice et plus précisément de l'administration pénitentiaire. Ainsi, le statut est celui de fonctionnaire d'état après titularisation.

- Compte tenu des évaluations annuelles, il y a des objectifs à atteindre, pour pouvoir augmenter de note et surtout ne pas s'attirer les foudres de la direction. Mais je vous avoue que cela est plutôt anecdotique, car les évaluations ne sont pas si importantes que cela.... statut de fonctionnaire oblige.. (sauf si vous même y apportez de l'importance, tout comme moi...). Les évaluations sont faites par notre direction directe et c'est notre directrice d'antenne qui les notifie.

- Enfin, c'est un travail d'équipe, puisque nous sommes plusieurs conseillers dans une même antenne. Mais un travail en solitaire, compte tenu de l'absence d'harmonisation des pratiques et de faits, chaque conseiller fait lui même sa propre pratique. Bien sur, vous avez la possibilité d'échanger avec les collègues, de leur demander leur avis, mais ce n'est en rien une obligation ou une nécessité. Encore une fois, c'est à chacun de voir ce qu'il veut...

J'espère avoir répondu à toutes vos questions...

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Re: journal de bord d'un conseiller pénitentiaire d'insertion et probation

Message par Delphine le Mer 7 Mar 2018 - 7:48

Bonjour
Je vous remercie pour vos réponses.
Je souhaiterais avoir des compléments : comment vous sont attribués vos dossiers? Par qui ? Délai de traitement dépend de la peine ? Avez vous un réseau quand vous arrivez sur le poste ou devez vous le faire ?
La formation de 2 ans permet t’elle d’être opérationnel rapidement?
Merci pour votre retour d'expérience.
Bonne journée

Delphine
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Re: journal de bord d'un conseiller pénitentiaire d'insertion et probation

Message par sebhulot le Mer 7 Mar 2018 - 21:55

oulaa beaucoup de questions extrêmement précises... Je ne me posais pas autant de questions lorsque j'ai passé le concours...^^

Pour l’attribution des dossiers, cela dépends du SPIP. Dans certains services, cela dépends du secteur, dans d'autres, du nombre de dossier. Sur celui de Rouen, le département est coupé en 3 secteurs, puis, au sein des secteurs, les attributions se font de la façon la plus équilibrée. Mais le fait qu'une majorité des Services soient en sous nombre de conseillers, met toute répartition à mal. Le seul respect d'une certaines égalité en nombre de dossier est généralement maintenu.

Les délais de traitements?... de quoi parlez vous? Un dossier d'aménagement de peine selon l'article 723-15 du CPP doit généralement être étudié en deux mois, mais l’organisation des débats contradictoires par les JAP reste la base en vigueur. Pour ce qui est d'un sursis avec mise à l'épreuve, c'est le juge de jugement qui fixe le délais d"'épreuve (18 mois ou 2 ans en général) et le délais court à partir de l'enregistrement. Donc la date de fin est fixée au début de la mesure.**
Pour les mesure sous écrou, tout dépends de la peine originale, des crédits de réduction de peine et des réduction supplémentaires de peines....

En ce qui concerne le réseau, arriver dans un SPIP ne permet pas d'avoir un réseau propre. Mais les conseillers en place ont souvent des adresses et des noms à donner aux nouveaux... Mais il reste tout à fait possible de l’étoffer. Après il faut voir si vous avez envie de partager... ça c'est à chacun de voir midi à sa porte...

Enfin, la formation à l'ENAP permets d'avoir les bases du métier, mais il faut au moins deux ans sur place et d'expérience pour commencer à devenir un conseiller correct. Mais la encore, cela dépends de pleins de facteurs et certains mettront moins de temps, d'autres beaucoup plus... C'est vraiment dépendant de chaque individu.

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Re: journal de bord d'un conseiller pénitentiaire d'insertion et probation

Message par Delphine le Jeu 8 Mar 2018 - 19:59

Merci d’avoir pris le temps de me répondre . Vous avez pu m’eclairer un peu plus sur votre métier.
Je vous souhaite une bonne soirée.

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