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La résilience en AEMO, pour mon mémoire de fin de formation d'éducateur, du possible ou une prise de risque.?

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La résilience en AEMO, pour mon mémoire de fin de formation d'éducateur, du possible ou une prise de risque.?

Message par the bandit queen le Jeu 18 Aoû 2016 - 11:37

Bonjour, je suis actuellement stagiaire 3ème année Éducateur spécialisé en AEMO (action éducative en milieu ouvert) , je souhaite échanger avec des étudiants et des professionnels sur leurs vécus et notamment sur le projet de mémoire que nous devons rédiger. Je suis intéressée par le concept de la résilience, pensez vous que ce sujet soit réalisable. Je vais bien sûr le soumettre à mon équipe, mais j'ai également besoin de votre point de vue. A mon sens, il est difficile de traiter ce sujet, d'autant plus qu'il est nécessaire de trouver la situation appropriée.Comment travailler la résilience avec les familles et les jeunes que nous accompagnons si ces derniers ne sont pas dans la dynamique d'avancer sous ordonnance judiciaire..? Malgré la complexité de cette thématique, je ne m'imagine pas travailler sur un thème qui ne me percute pas personnellement..question d'inspiration..Je vous remercie d'avance. Bonne journée.

the bandit queen
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Re: La résilience en AEMO, pour mon mémoire de fin de formation d'éducateur, du possible ou une prise de risque.?

Message par sebhulot le Ven 19 Aoû 2016 - 13:13

Bonjour,

Etant donné que vous aimez les sujets percutants, je vais l'être...^^ (humour bien sur...)

Est ce que la commande institutionnelle et nationale autour du mémoire de fin d'année de formation DEES a changé???....
En effet, j'ai passé le diplôme il y'a 5 ans maintenant et la base du mémoire était d'être un mémoire projet...
C'est à dire que votre mémoire devait prendre sa source dans l'observation d'une situation qui vous avait questionné et qu'après avoir fait des lectures et recherches autour de cette question, vous aviez mené une activité, inscrite dans le cadre du projet de structure, de service et d'équipe. Mais surtout basé sur une réponse à des besoins exprimés par les usagers....

Ainsi, votre sujet pourrait être extrêmement intéressant, mais il faut l’amené en suivant le chemin demandé par la commande de votre IRTS, pour ne pas être dans le hors sujet.

Ainsi, si le mémoire est toujours du même type que lorsque je l'ai présenté :

Passez d'abords par mettre sur papier la situation qui vous a suffisamment questionné, décrivez là de la façon le plus factuelle et précise possible (personnes présentes, lieux, propos exactes, ressentis, réponse visuelle et sonore des autres protagonistes...

En dessous, posez les actes, paroles des usagers qui vous ont troublé, mais aussi, et surtout, les sentiments, le positionnement et votre propre expérience face à cette thématique et à chacun des actes relevés un peu plus haut...

Et oui, la voila cette foutu thématique... Et si le mémoire est toujours le même qu'à mon époque, "La résilience!" c'est pas du tout une thématique. c'est un sujet d'étude et c'est l'ancien mémoire....

Ensuite, reprenez toutes les lectures et recherches que vous avez fait sur ce sujet, telles une simple liste, et marquez en face les apports personnels, ce qui a fait modifier votre positionnement (ou au contraire l'a renforcé) et enfin, commencez à exposer les principales demandes des usagers dans ce domaine.

Ensuite seulement, vous écrivez vos compétences et faites un parallèle avec les demandes des usagers pour présenter votre activité.


La suite, c'est le projet, qui reprends l'activité, les moyens d'évaluation, le bilan, l'impact sur les participants et les évolutions à mettre en place.......

A ce niveau, la techniques du mémoire ne devrait plus du tout vous inquiétez.

Concernant le sujet en lui même, il serait bon de nous exposer un peu plus ce qui vous a fait choisir ce thème et quel est votre positionnement actuel sur cela.

Une des axes d'approche que vous pourriez utiliser, c'est la résilience comme outil pour éviter la récidive en mettant le risque d'incarcération pour ceux qui arrive à 16 ans.
Il y a aussi la résilience par le diplôme scolaire ou la formation, où comment coller un peu plus à la société, lorsqu'on a un travail...

Personnellement, je travaille en prison et je suis horrifié de voir que les jeunes majeurs n'ont aucune capacités de maîtrise sur leur pulsion et d'impossibilité d'acceptation de la frustration.

La violence et l'utilisation de cannabis ne sont pour eux que des moyens d'expulser leurs ressentis et leurs sentiments, car il semble qu'aucun autre moyen ne leur a été donné, apprit, expliqué, présenté????.....

Ils sont incapable de patience et de réflexion introspective. Mais surtout, ils ont une image tellement dévalorisante d'eux même et de leur environnement et surtout de leur futur.....

Voila, je jette ici quelques idées, qui font partie de mes propres réflexions, mais pour lesquelles je n'ai pas encore initié de travail de recherche et ne pourrais donc pas aller beaucoup plus loin.

Espérant que ma prose vous apporte au moins un peu et n'hésitez pas à nous tenir informés et à nous exposer votre avancée, cela m’intéresse...

Bonne fin de journée.

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Message par the bandit queen le Ven 19 Aoû 2016 - 16:58

Bonjour

Merci à vous d'avoir pris le temps de me répondre.

Je dois effectivement réaliser un mémoire autour du projet. (nouvelle réforme) Je suis en train de me rendre compte que je suis hors sujet, car je ne suis pas dans un mémoire thématique (ce qui m'aurait davantage inspiré)
La résilience amène débat chez certains auteurs... Elle n'est pas une volonté de soi, contrairement à ce que Rouzel pense. (il suffit qu'un individus le veuille pour pouvoir s'en sortir) alors que Cyrulnik insiste bien sur la nécessité d'une aide extérieure et notamment la rencontre par un tiers, surgissant dans la fonction de tuteur de résilience, pour que s'opère le travail de dépassement du traumatisme.
J'ai rencontré des personnes très marquées suite à des incarcérations (a l'époque je faisais des visites en maison d'arrêt) je me suis rendue compte qu'une grande majorité n'a pas les outils en sortant d'un enfermement pour rebondir. Un de ceux que j'ai accompagné a reconstruit sa vie. (professionnelle et familiale) Une personne qui n'est pas soutenu n'aura pas les mêmes facultés de rebondir, ce qui ne veut pas dire qu'elle n'en saura pas capable.

J'ai moi même traversé des épreuves dans ma vie, et je me rends compte avec la prise de recul, que nous rebondissons par le biais d' une rencontre.

En AEMO, j'accompagne des familles qui ne sont pas dans la capacité de se remettre en question ou difficilement. Une situation me percute, je souhaite avoir votre avis.

Il y a quelques années une famille vit une existence confortable; pas de soucis d'argent; limite "une vie luxueuse..".grande maison.. Le père chirurgien se suicide et laisse une compagne, et deux enfants qui sont aujourd'hui ado. Je suis en début du suivi de la mesure. Aujourd'hui la mère vit dans un appartement rendu insalubre, elle est endettée. Elle n'a jamais rien touché du décès de son compagnon car ils n'étaient pas mariés. J'ai rencontré la mère qui a des troubles psychologiques important (voir psychiatriques, paranoïa, psychose..) Madame a toujours été dépressive. Le garçon a des liens sociaux, il a des amis qu'il voit régulièrement. La fille a pris beaucoup de poids, et est plus fermée que son frère. La fratrie est fusionnelle et porte la mère qui se montre dans des états de dépendances sous formes de plaintes et d'inactivité face aux enfants. (ce ne sont pas des jugements que de faits d'observations suites aux rencontres). Les enfants ont un suivi psy au sein de notre service.

Je me pose les questions suivantes : Les enfants ont ils fait le deuil de leur père? Ils ne réclament pas de l'argent, pour sortir, c 'est plutôt la mère qui harcèle la tutelle des biens...La mère n'accepte pas leur vie sans argent...Et les enfants subissent une mère qui est dans l'incapacité de les accompagner.
Travailler avec cette mère me semble compliquée vue sa pathologie. Je suis en coréférence sur ce dossier, ma collègue éducatrice accompagne la mère. J'aurai bien voulu mettre en place des outils afin de rendre le quotidien plus accessible et plus agréable pour les enfants. En l’occurrence j'ai beau retourner la question dans tous les sens, comment accompagner cette famille si finalement cette situation ne semble pas poser de problèmes aux enfants..(ou pas).
Je vais donc les rencontrer individuellement prochainement et bien évidemment je vais certainement aussi recentrer mon projet. Si oui ou non il est réalisable...

Pourquoi voudrais je parler de la résilience, car je reste convaincue qu'on peut vivre avec peu, en développant d'autres moyens pour échapper à la lourdeur du quotidien. (liens sociaux par exemple...travail sur la confiance en soi, son identité...)
Ceci dit avec tout ça je ne dois pas oublier que je suis en formation d'éduc et ne pas m'engager dans du hors sujet..

En vous remerciant de m'avoir lu, et en espérant avoir été suffisamment clair. .(.je suis pas mal dans le flou..et je m'en excuse)

Bonne soirée à vous.

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Re: La résilience en AEMO, pour mon mémoire de fin de formation d'éducateur, du possible ou une prise de risque.?

Message par sebhulot le Dim 21 Aoû 2016 - 21:22

je préfère.... et de très loin... votre approche dans ce deuxième post. En effet, il s'inspire d'un cas concret, d'observations, de questionnements et de mise en relation avec votre propre expérience. Donc NON, vous n'êtes pas (plus) hors sujet.

Maintenant, l'exposé de cette situation doit s'approfondir, pour finir par poser une vrai problématique (la différence de comportement entre la mère et les enfants, peut être un début).

Cette problématique doit venir sous la forme d'une "demande" formulée (clairement ou non^^) par les enfants, ce qui vous permettra de poser votre proposition d'activité...

Donc finalement, ce n'est ni aussi flou que vous le pensez, ni si hors sujet que cela... C'est à travailler, certes, mais c'est le début du mémoire, c'est normal...^^

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